J'envisage l'avenir comme une éternité de souffrances et d'ennui.
Pourquoi je mentais ? Parce que, malgré tout, malgré l'enfer qu'était devenu ma vie, je ne voulais pas arrêter. Parce que je ne voulais pas redevenir comme avant, la gentille petite Louise qui a peur, qui se cache, qui rougit. Et puis je mentais parce que j'avais honte, je ne voulais à aucun prix qu'il sache que j'avais besoin d'une béquille pour être adulte, j'avais honte de celle que j'étais quand j'étais nue, sans amphétamines, sans mon déguisement de Superlouise.